SOLIDARITE-ECOLES

aide à la scolarité au Burkina Faso

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Chers adhérents et amis

Le 7 janvier 2012 s'est tenue l'assemblée générale de notre association où j'ai présenté ma démission du poste de Présidente que j'occupais depuis l'an 2000, année où j'ai procédé à la fondation de Solidarité Ecoles.
Je veux rappeler ici que l'Afrique, et plus particulièrement le Burkina Faso, sont au cœur de mes préoccupations extra professionnelles depuis maintenant vingt ans  puisque j'ai adhéré en 1992 à l'association « Échange et Développement Solidaire » en qualité de membre et où j'ai mis en place une correspondance scolaire entre l'école Camille Claudel - dont j'étais directrice - et l'école de Sillaléba au nord de Ouagadougou. Le premier pas était fait...
De plus en plus intéressée par les conditions de grande précarité de la scolarité des enfants africains, j'ai décidé de me rendre sur place. J'ai ainsi effectué mon premier voyage au Burkina Faso en 1998 afin d'officialiser ce lien inter-écoles avec cinq écoles élémentaires burkinabé qui ont signé un accord avec cinq écoles du Cher qui leur envoyaient, par l'intermédiaire d'une association, des aides financières et des containers contenant des fournitures scolaires.
Cet investissement est avant tout une affaire de cœur et de solidarité car je ne pouvais assister en simple spectatrice aux difficultés scolaires des écoliers mais également à leurs difficultés de vie sans ressentir très profondément le besoin d'agir et de faire réagir tous ceux qui avaient un pouvoir ou un moyen  quelconque permettant de leur venir en aide.
Mon acharnement a porté ses fruits puisque nous avons maintenant plus de 2000 élèves africains qui bénéficient de l'action de l'association et dix écoles en France, presque toutes situées dans le Cher, qui participent à cet effort.
Mais aujourd'hui je me suis sentie dans l'obligation de transmettre les rênes de l'association à une autre personne tant pour le besoin physique de souffler un peu, vingt ans d'Afrique cela use... que pour éviter un sentiment de saturation. Je veux conserver intacts mes plus beaux souvenirs, évoquer nos plus belles réussites pour ces enfants et ces jeunes sans le regret de me dire : je suis privée des forces dont j'aurais besoin et je ne peux plus avancer vers eux. Il faut savoir s'arrêter. Il faut vivre avec un peu de déraison mais sans excès préjudiciable pour ne pas effectuer une année de trop qui amènerait à  faiblir devant l'obstacle.
Aujourd'hui je suis sereine, j'ai rempli ma mission en y mettant toute mon énergie et beaucoup de mon temps – souvent au détriment de mon foyer vous dirait mon mari – mais je suis heureuse de ce que j'ai fait du mieux possible.
Je passe donc le flambeau sans restriction à une nouvelle présidente avec laquelle je vais continuer de travailler puisque je reste au bureau de l'association dans le rôle de trésorière adjointe. Le virus cela ne vous quitte pas comme cela !